REMDH - Accueil > PUBLICATIONS > Publications du REMDH > Une année noire pour la démocratie en Jordanie (1998)

Une année noire pour la démocratie en Jordanie

La loi sur la presse et les publications de 1998. (Rapport de Mme Sa'eda Kilani sous la responsabilité des associations suivantes : Article 19, Centre for Media Freedom in the Middle East and North Africa, the Committee to Protect Journalists, the Euro-Mediterranean Human Rights Network (EMHRN), la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), Human Rights Watch et Reporters sans frontières).
En novembre 1997, la Jordanie a signé un Accord d'association avec l'Union européenne. Cet accord s'inscrit dans l'esprit de la Déclaration de Barcelone de novembre 1995, qui vise à encourager le dialogue, la paix, la stabilité et la prospérité dans la région méditerranéenne.
L'article 2 de l'Accord stipule que toutes ces dispositions sont basées sur le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux tels que définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, qui guide la politique intérieure et extérieure des parties signataires et constitue un élément essentiel de l'Accord.
En signant celui-ci, la Jordanie a confirmé son engagement dans la défense des droits humains universels, comme elle l'avait fait précédemment en ratifiant le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, qui garantit, dans son article 19, la libre expression.
Comme le prouve le rapport de Sa'eda Kilani, la loi impose un système de censure générale, accorde au gouvernement un contrôle étendu sur les journaux indépendants, autorise la fermeture de journaux pour des infractions aussi nombreuses que floues et limite le travail des centres de recherche nationaux et internationaux. Cette loi constitue donc un sérieux recul de la démocratie et du respect des droits de l'Homme.

Sa'eda Kilani, journaliste jordanienne et militante des droits de l'Homme, a intitulé son rapport "Une année noire pour la démocratie en Jordanie". Elle donne des informations sur l'attitude du gouvernement jordanien envers la presse, présente une chronologie des événements depuis un an, et détaille les dispositions principales de la loi. Sa'eda Kilani démontre clairement que les libertés de la presse et d'opinion s'e sont sérieusement détériorées en Jordanie. Dans le dernier paragraphe de son rapport, elle présente un certain nombre de recommandations, dont bien sûr l'ardente obligation pour les autorités jordaniennes d'abolir cette loi

Également disponible en anglais.


Télécharger ce document en PDF